Note :
J’avais initialement écrit les prémisses de ce texte au féminin et puis, je me suis dit que l’écrire au masculin serait finalement une bonne idée, alors j’ai changé le genre. Parce que les hommes souffrent des mêmes maux et des mêmes pathologies même s’ils ne le montrent pas de la même manière. Enfin je crois.
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Texte:
Sommes-nous tous égaux face à l’amour ? Certain ont une peur maladive de ce sentiment, quand d’autres en ont un besoin impérieux, pour eux difficile d’être seul, difficile de ne pas être en demande d’amour. Certain sont des saboteurs de relation quand d’autre en sont des chercheur d’or, patient mais toujours en recherche. Nous ne sommes pas égaux face à l’amour.
Les mots, notre moyen de communication privilégié, les mots ont leur importance, les mots sont porteurs d’attendes, d’envies, et parfois de folie !
Voici l’histoire de Paul, un de ces mangeurs d’amour, une de ces personnes qui ne peuvent vivre sans amour et qui en ont un besoin dangereux. La nourriture préféré de Paul est l’amour, sans il ne peut vivre. Il aime en manger autant que possible ! Enfin non depuis sa dernière relation, il n’aime plus tant ça. Aujourd’hui il sait qu’il est parfois nocif d’en manger trop, ou d’en attendre trop ou d’en vouloir trop ou d’en exiger trop. Le met préfèré de Paul avant son histoire précédente, était les « je t’aime ». Lors de sa dernière relation avec Léa, il se souvenait les avoir guettés, les avoir traquée et même les avoir violé ses mots là.
Extirper !
Voilà ce qu’il avait fait, il lui avait extirpée ces mots. Il en avait tant besoin, ce besoin impérieux, irrespectueux, irrévérencieux de s’assurer, d’avoir la garantie des sentiments de l’autre.
Peu lui importait ce que Léa, ou les autres avant elle ressentaient réellement pour lui. Peu lui importait de savoir si ses mots recouvraient une certaine réalité. Peu lui importait si derrière les sons émis par le véhiculées par la propagation des choc entre particule permis par l’expultion du souffle sifflant au contact des cordes vocales aie un sens pour l’autre. Peu lui importait la consistance recouverte par ces mots : bois ou de l’air ? Quelle affaire, il ne mangeait que les mots, pas leur sens profond ! Peu lui importait la densité de cet amour, il avait besoin de ces mots comme il avait besoin d’oxygène. « Si t’as bouche ne peut former un « Je t’aime » alors, comment saurai-je ce que ton cœur éprouve, s’il bat dans un mouvement régulier sécurisant, rassuré par la constance de notre bonheur ? Comment saurai-je si tu m’aimes ? »
Les mots cèlent la réalité !
Or Paul avait terriblement besoin que Léa soit sa réalité, elle cette femme brune aux yeux de miel qui l’avait ensorcelée. Elle sans laquelle il ne pouvait vivre, amputé de sa moitié.
Il voulait ses mots comme un enfant réclame un jouet devant la vitrine de la boutique.
Il avait cette croyance qu’avec ses mot-là, que si elle prononçait c’est mot là…le jour où elle prononcerait ces mots là alors elle lui appartiendrait. Il avait cette croyance que par cette déclaration sa bouche cèlerait à jamais leur sentiment les figeants dans le marbre de leur cœur qui toujours battront à l’unisson. Croyance d’une magnifique naïveté, croyance qui le maintenait dans une réalité purement illusoire.
La suite de leur histoire le prouvait bien, il avait eu tort de croire cette garantie. Puisque même si Léa lui avait fini par le lui dire prudemment au bout de quelques mois, malgré l’utilisation de cette expression qui devait marquer du seau de l’amour leur relation, malgré cela elle était parti, elle l’avait quitté laissant derrière elle la mélodie de leur amour périmée.
Depuis il avait compris que sa quête de ce « Je t’aime illusionné » était comme une chanson qu’il lui adressait, qui leur adressait à toutes ces femmes : « J’ai tant besoin que tu fasses ce que moi-même je n’arrive pas à faire, je te demande de me rendre un service précis : aime-moi pour que je puisse m’aimer. Ce n’est qu’à la condition de ton amour que je peux exister… Aime-moi, aime-moi, aime-moi !»
Oui à l’époque Paul voulait manger ces « je t’aime », en faire des indigestions, des crises de foies, il voulait s’en faire exploser le ventre et mourir de plaisir le ventre gonflé des mots qu’elle lui donnerait.
Paul avait été un voleur d’amour, ses insistances, sa détermination l’avait toujours amené à voler les « Je t’aime ».
Aujourd’hui Paul purgeait sa peine pour ces vols d’amour et ses recidives. Il avait été condamné à trouver son autonomie, condamné à essayer de s’aimer lui-même sans violer l’amour des autres, sans extirper les trois mots magiques, qui ne sont magiques que lorsqu’ils ont la consistance du diamant.
Paul avait été un voleur d’amour, ses insistances, sa détermination l’avait toujours amené à voler les « Je t’aime ».
Aujourd’hui Paul purgeait sa peine pour ces vols d’amour et ses recidives. Il avait été condamné à trouver son autonomie, condamné à essayer de s’aimer lui-même sans violer l’amour des autres, sans extirper les trois mots magiques, qui ne sont magiques que lorsqu’ils ont la consistance du diamant.
Note :
Je dédie ce texte à tous les voleurs d’amour du monde entier, dont j’ai fait parti (je me sais si je dois utiliser le present ou le passe d'ailleurs!), aimons-nous d’abord pour mieux aimer l’autre celui à coté duquel on veut vivre.
Je dédie ce texte à tous les voleurs d’amour du monde entier, dont j’ai fait parti (je me sais si je dois utiliser le present ou le passe d'ailleurs!), aimons-nous d’abord pour mieux aimer l’autre celui à coté duquel on veut vivre.

Je ne suis pas du tout certaine que le masculin puisse éprouver ce que tu décris ici. ça doit arriver bien sur, mais pas autant que chez le féminin. Il y a une éducation historico-sociale qui pousse le féminin dans cette quête exclusive. La classique absence du père, la non moins classique rivalité avec la mère, le sentiment d'abandon qui en découle et cette quête qui est une demande de réparation. Les garçons, souvent, doivent se battre pour se libérer de l'amour de leur mère, ils doivent l'abandonner et quand cela s'est fait avec difficulté, voir violence, il n'ont qu'une peur, c'est d'infliger à nouveau cette douleur, d'être à nouveau ce bourreau,( c'est encore plus fort quand le père est absent car ils se sont trouvé dans la position de l'homme de la maison) ils se refusent donc à aimer, à se laisser aimer et encore plus par ces femmes abandonnées trop tôt. Et ça résume assez bien les relations amoureuses conflictuelles entre les hommes et les femmes. Ajoute à ça que la princesse attend le prince charmant tandis que le prince attend une bonne guerre pour devenir un homme et tu vois les dégats ;-)
RépondreSupprimerouais je vois bien les dégats!
RépondreSupprimerIntéressant point de vue. cette tentative d'écrire au masculin m'a posé problème biensur n'étant pas un homme, mais je pense que les hommes ont "aussi" un coeur. Pardon messieurs, j'ai été bercer par une musique qui me disait que tous les hommes sont des ordures sans coeur et sans reproche. Je découvre avec joie que sous l'armure souvent il y a un coeur et que ce coeur éprouve les mêmes peurs, pas pour les mêmes raisons, pas les mêmes blessures, mais oui ils saignent aussi...
Mêmes les guerriers peuvent se faire tuer!