mercredi 5 janvier 2011

Un film qui marque : The king's speech

 Une fois n'est pas coutume, j'ai envie d'écrire au sujet d'un film que j'ai vu hier soir!

J'aime aller au cinéma seule, ou accompagnée!
J'aime l'obscurité de la salle, son ambiance, sa chaleur!
La proximité avec les étrangers qui pour un temps vont partager un moment sans vraiment y prêter attention chacun dans sa bulle face à l'écran!

J'ai la particularité d'être très bon public, et comme je suis une femme et sentimentalisme qui plus ait... on me "tire" assez  facilement les larmes avec des procédés grossiers (la musique qui va bien, le tremolo dans la voix et hop, une larme de croco d'actrices, et c'est bon je pleure!) N'empêche que je n'aime pas tous les films!
Par contre il y a très peu de film qui retiennent mon attention, peu qui me marquent, dont je me souviens des titres. Je les consomme un peu comme des pots de Nutella, sans vraiment distinguer les cuillères! De manière totalement boulimique!

Ce film, The king's speech de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena bonhamcarter et Geoffrey Rush, fait parti de ce genre de film qui laisse une trace suffisante pour que je m'en souvienne!Il est aussi possible qu'il remporte des prix!

Tout ce que j'aime est contenu dans ce film : humour, amour, défis, amitié, émotion, clash...
J'ai eu des frissons un certain nombre de fois : très souvent à vrai dire!

J'ai apprécié la performance de Colin Firth; jouer un bègue ne doit pas être un exercice facile! J'ai eu mal au abdominaux à force de le voir interrompre son souffle sans arrêt!

Ce que j'ai aimé par dessus tout c'est le traitement du défi de cet homme : on le voit passer par les différences phases de la peur, à la prise en main. Comment faire face à ses responsabilités quand celles-ci impliquent de se prendre de plein fouet ses symptômes et s'y frotter de près. La détermination, dont le personnage fait preuve, ses forces, ses faiblesses m'ont particulièrement touché.
Et puis l'épanouissement progressif, le renforcement de la confiance en soi, les caps passés pour relever le défi... Mais le succès n'est possible que par la médiation d'un ami : une relation sincère, entière, fragile, sans compromis, ni compromissions!

Voilà le genre de film que j'aime pour leur humanité, pour ce qu'ils nous font ressentir pendant quelques minutes, voire quelque heures quand la sensation perdure.
Ce genre de film d'où on sort avec une grosse banane, qui ne quittera pas votre visage pendant un temps (le temps de revenir doucement dans la réalité quotidienne, sans phare!
Lorsque je vois se genre de film j'ai l'impression que le film m'a recouverte de paillette, que moi aussi je scintille, que tout est possible, et puis les paillettes continuent à briller un temps, jusqu'à être soufflées.

Je profite de ces paillettes!


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