Cruelle phrase qu'il venait de prononcer là : " Je ne vous aime pas et jamais je ne pourrais vous aimer"...
La phrase avait raisonné dans sa tête avant t'atteindre son cœur en plein centre, le perçant d'une douleur indescriptible. Une fois de plus l'aiguille l'avait frappé, elle allait distiller son poison dans son corps jusqu'à son âme.
"Pourquoi, pourquoi ?" demandait-elle.
Et à nouveau elle sentit le poids de la souffrance : n'est-elle pas digne d'amour ?
Ne méritait-elle pas d'être aimer comme les autres ?
Était-elle si laide et si transparente qu'on ne pouvait l'aimer ?
Pourquoi avait-elle le sentiment d'être rejetée une fois de plus...
Il lui avait dit cela après avoir passé tout le diner sans parler. Elle avait cru qu'il était fatigué ou qu'il y avait un problème avec son travail, alors elle l'avait laissé tranquille.
Sa petite expérience des hommes lui avait appris à se taire dans ces moments-là. A laisser passer, à attendre que la communication soit à nouveau possible.
Pourquoi avait-il tenu à la voir si c'était pour ne rien lui dire ?
Il l'avait raccompagné chez elle en voiture et alors qu'elle lui proposait de monter boire un dernier verre, espérant qu'un peu de plaisir charnel le ramènerait à elle...
Il avait refusé en lui lançant: "vous savez je crois que je ne vous aime pas et jamais je ne pourrai vous aimer"
Elle aurait préféré qu'il continue à se taire, qu'il monte chez elle, qu'il lui fasse l'amour même violemment, plutôt que d'entendre ces mots-là.
Elle avait demandé pourquoi.
Il avait juste soupiré en ajoutant "C'est ainsi"
Puis elle avait quitté la voiture, sans un mot de plus, sans un bruit. Puisque jamais il ne l'aimerait elle disparaissait de sa vie. N'est-ce pas ce qu'il voulait ?
Arrivée chez elle, elle se changea, ouvrit une bouteille de sauvignon, se servit et but le vin à petite gorgée seule sur son canapé face à la baie vitrée! Son double pour compagnon de boisson !
Putain elle en avait marre de tourner en rond et de vivre sans arret ce genre de soirée !
Depuis 9 mois elle en était à combien d'histoire de merde qui finissait toujours ainsi ou presque par ces mots-là "je suis désolée, il n'y a pas de feeling" ou "Vous êtes très jolie mais je ne pense pas que nous deux ça puisse marcher"... 2 ! Trois mois à chaque fois!...
C'était quoi le problème ?
Elle ne demandait pas grand chose: juste être aimée, juste passer du temps avec l'autre, juste discuter, juste faire l'amour, juste échanger et fonder un foyer...
Était-ce trop demander ?
Elle avait mal comme à chaque fois! Elle commençait à connaitre les réactions de son corps et de son âme suite aux echecs : d'abords elle allait s'interroger à en perdre le sommeil pour trouver où elle avait merdé, quand, comment, quelles phrases?
Puis elle déprimerait un peu, se victimisant, puis elle allait essayer de le rappeler, et il ne répondrait pas, puis elle se résignerait et réactiverait son profil à l'agence de placement.
Mais cette fois elle n'avait pas envie de se morfondre ! Pas envie de passer par ces états ! Pas envie de chercher à comprendre, pas envie de s'abaisser à téléphoner, pas envie de pleurer.
Elle se dit que peut-être c'était sa course effrénée qui n'allait pas...
Peut-être que son amie Sarah avait raison "c'est quand on ne cherche pas que l'on trouve..."
Oui peut-être.
En attendant elle allait se coucher en se disant qu'elle devrait peut-être s'acheter un chat elle aussi comme ses amies célibataires : "après tout il ne me dira jamais ce genre de connerie, lui!"
Parfois les hommes mentent, il dise le contraire de ce qu’il pense ! La fille est trop bien pour eux ou il ne se sente pas à la hauteur des désires de leurs partenaire. ¡El hombre y el oso contra más feo más hermoso!
RépondreSupprimerjulio
Tu sais pourquoi on dit toujours que c'est quand on ne cherche plus qu'on trouve ? Parce que, en fait, quand on ne cherche plus, c'est qu'on a appris à vivre seule, qu'on en a plus BESOIN, alors se pose la nouvelle question "en as t-on ENVIE?" Et ce n'est plus du tout la même chose.
RépondreSupprimerJ'aime bien ce texte, quelle fille n'est pas passé par là au moins une fois dans sa vie ? Il doit y en avoir mais je ne les connais pas ;-)
Moi non plus je n'en connais pas! Rires
RépondreSupprimerApprendre à vivre seule... Sans avoir besoin de fusionner et de s'intégrer à l'autre à tel point que quand il n'est pas là c'est comme si une partie de soi manquant et ne pouvait survivre. Oui illusion!
Quant à savoir si on a envie... Certaines femmes ne peuvent vivre sans avoir un homme dans leur vie, d'autres sont plus heureuses totalement seule sans attaches, profitant de leur liberté sans compromis!
Mais vivre une relation en toute autonomie sans s'ingérer mutuellement! C'est un apprentissage! Mais comme dit la chanson : "j'y crois encore..."
Heureusement!
Chanson du même genre: Mayer Hawthorne, "Just ain't gonna work out" : http://www.youtube.com/watch?v=pBKx8PyE5qQ
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