dimanche 2 janvier 2011

Défis écriture : la maison du passé

Photographie d'Alastair Magnaldo

Il y a quelques mois je m'étais ici posée un défis, que je n'ai jamais relevé! Aujourd'hui il est tant alors je m'y mette!
L'idée : écrire à partir d'un tableau, d'une image!
Ayant pas mal de temps pour faire les musées j'ai commencé l'exercice, et puis comme l'un de mes objectifs, comme vous aurez pu le noter est de publier tous les jours un texte, j'ai besoin de diversifier les sources d'inspirations!

J'aime cette photo, la première fois que je l'ai vu je l'ai trouvé parfaite pour l'exercice alors voyons!
Si toutes fois vous avez des défis à me lancer je serais ravie d'essayer...

Texte:
Marielle se réveilla à contre cœur lorsque le réveille sonna, il y avait des matins comme celui-ci où le rêve paraissait tellement plus doux que la cruelle réalité humaine. Elle éteignit le bruyant intrus qui lui ordonnait de se lever, et se recoucha en se disant qu'elle pouvait toujours essayer de  retourner dans son rêve!
Le sommeil la convia à nouveau et son vœu fut exhaussé.

Elle se retrouva devant cette vieille maison, la maison de son enfance, la maison où sa vie avait commencé.
La maison où la vie était douce, sucrée, simple et paisible.
La lumière à la fenêtre lui indiquait que sa grand-mère était à l'ouvrage.
Une douce odeur de pain au mais embaumait l'air... mmh comme elle avait envie de rentrer pour en prendre un morceau, voir sa croûte dorée, sentir sa chaleur et croquer dedans à pleine dent!
Elle s'avança lentement vers la porte d'entrée, la poussa. Elle n'avait pas changé toujours la même difficulté à la pousser toujours la même résistance!
Tout était exactement comme dans son souvenir : la table de la cuisine avec les bancs de chaque coté, le foyer à l'opposé de la pièce, l'horloge accroché au mur, les bibelots sur le buffet. Rien n’avait bougé. Enfin elle se sentait chez elle, enfin elle pourrait se laisser aller dans les bras de celle qui l'avait baignée, habillée et aimée dès qu'elle poussa ces premiers cris. Elle s'assit sur le fauteuil face à la cheminé regarda pendant quelques temps les flammes dansants dans la cheminée et s'endormit profondément au son de la machine à coudre que sa grand-mère utilisait à l'étage.

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