Cette peur là, Léa la connaissait bien. Depuis des années elle avait appris à l'identifier.
Les toutes premières fois où elle avait ressenti ce trou qui se creuse dans son ventre dont le sang qui se repend sur le sol, elle était totalement terrassée, là clouait au sol, elle ne pouvait qu'appeler à l'aide.
La terreur la noyait par sa massivité, son entièreté, sa totalité. Terrasser par cette terreur loquace et loin d'être fugace.
Ce jour là elle avait été surprise de la retrouver au détour d'une rencontre. Terreur loquace réveillée, déglacée.
Alors que l'heure des "au revoir" sonnait... le son était faux, une mauvaise note s'était glissée dans la mélodie, elle connaissait trop bien ce son sifflant.Il ne s'agissait que d'un au revoir, sans garanti de revoir, alors la terreur murmurait "Rupture", "déchirure"... "Abandon". Les mots résonnaient à ses oreilles, comme l'écho dans les montagnes.
Cette fois-ci contrairement à ses habitudes passées de se laisser submergée, elle écouta la peur, la regarda dans les yeux, la salua, l'invitât à s'asseoir et à se raconter.
Ce soir-là Léa laissa la peur parler, tout en l'apaisant.
Léa interrogea : Etait-ce la petite fille au fond d'elle qui faisait naitre la terreur à chaque fois ? De quoi avait-elle besoin ? Comment lui procurer ? Comment la calmer ? Pourquoi se réveillait-elle à chaque fois ?
Au fur et à mesure de la conversation, la sensation de cœur serrée et d'oppresement se dissipèrent un peu. Le trou dans ses entrailles se referma.
Léa comprit qu'il était possible qu'à chaque fois, à chaque rencontre et donc à chaque séparation même temporaire, la peur se manifesterait à nouveau, peut-être plus fort ou peut-être un peu moins fort à chaque fois.Peut-être qu'avec le temps, oui peut-être qu'elle finirait par ne plus avoir peur de l'abandon.
Car c'était bien de cette terreur-là qu'il s'agissait. Peur d'être livré seulement à soi-même, peur d'être laisser là sur le carreau, à un moment ou à un autre.
Peur de l'instant final, peur de ces secondes qui marquaient la fin, l'heure du glas.
Quoi de plus universelle que cette peur là ?
L'important ce soir pourtant Léa avait été heureuse d'écouter ses sensations et d'y répondre au mieux qu'elle pouvait. Parce qu'il est fondamental de respecter ce que l'on ressent et de composer avec, lutter ne serre à rien, er dénier encore moins.
A présent elle écoutait, entendait et essayer de composer avec la terreur universelle de l'abandon.
Elle essayait de se rassurer et de se convaincre que la seule qui ne pourrait jamais l'abandonner c'était elle-même et que cela était fondamentale.
"Ne pas se lâcher la main, continuer à ses regarder et à se sourire. Soi-même ne pas oublier que soit-même on ne peut s'abandonner. Et que la vie n'est finalement qu'une gare, ou l'on croise d'autre voyageur... qui font un bout de chemin plus ou moins long en votre compagnie "
Les toutes premières fois où elle avait ressenti ce trou qui se creuse dans son ventre dont le sang qui se repend sur le sol, elle était totalement terrassée, là clouait au sol, elle ne pouvait qu'appeler à l'aide.
La terreur la noyait par sa massivité, son entièreté, sa totalité. Terrasser par cette terreur loquace et loin d'être fugace.
Ce jour là elle avait été surprise de la retrouver au détour d'une rencontre. Terreur loquace réveillée, déglacée.
Alors que l'heure des "au revoir" sonnait... le son était faux, une mauvaise note s'était glissée dans la mélodie, elle connaissait trop bien ce son sifflant.Il ne s'agissait que d'un au revoir, sans garanti de revoir, alors la terreur murmurait "Rupture", "déchirure"... "Abandon". Les mots résonnaient à ses oreilles, comme l'écho dans les montagnes.
Cette fois-ci contrairement à ses habitudes passées de se laisser submergée, elle écouta la peur, la regarda dans les yeux, la salua, l'invitât à s'asseoir et à se raconter.
Ce soir-là Léa laissa la peur parler, tout en l'apaisant.
Léa interrogea : Etait-ce la petite fille au fond d'elle qui faisait naitre la terreur à chaque fois ? De quoi avait-elle besoin ? Comment lui procurer ? Comment la calmer ? Pourquoi se réveillait-elle à chaque fois ?
Au fur et à mesure de la conversation, la sensation de cœur serrée et d'oppresement se dissipèrent un peu. Le trou dans ses entrailles se referma.
Léa comprit qu'il était possible qu'à chaque fois, à chaque rencontre et donc à chaque séparation même temporaire, la peur se manifesterait à nouveau, peut-être plus fort ou peut-être un peu moins fort à chaque fois.Peut-être qu'avec le temps, oui peut-être qu'elle finirait par ne plus avoir peur de l'abandon.
Car c'était bien de cette terreur-là qu'il s'agissait. Peur d'être livré seulement à soi-même, peur d'être laisser là sur le carreau, à un moment ou à un autre.
Peur de l'instant final, peur de ces secondes qui marquaient la fin, l'heure du glas.
Quoi de plus universelle que cette peur là ?
L'important ce soir pourtant Léa avait été heureuse d'écouter ses sensations et d'y répondre au mieux qu'elle pouvait. Parce qu'il est fondamental de respecter ce que l'on ressent et de composer avec, lutter ne serre à rien, er dénier encore moins.
A présent elle écoutait, entendait et essayer de composer avec la terreur universelle de l'abandon.
Elle essayait de se rassurer et de se convaincre que la seule qui ne pourrait jamais l'abandonner c'était elle-même et que cela était fondamentale.
"Ne pas se lâcher la main, continuer à ses regarder et à se sourire. Soi-même ne pas oublier que soit-même on ne peut s'abandonner. Et que la vie n'est finalement qu'une gare, ou l'on croise d'autre voyageur... qui font un bout de chemin plus ou moins long en votre compagnie "
Chaque être est une île des qui sort du ventre de sa mère. Se changement radical sans retour possible sa donne vraiment la peur « traumatisme oublié au plus profond de notre mémoire ». La fin du texte, bon moi je croie plutôt que sais la seul chance et que même de passage on ne rate rien a manqué des trains. Le plus dure et de se connaitre soi-même. La peur et la plus mauvaises des compagnes et des conseillères, toujours combattre la peur !
RépondreSupprimerjulio
Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près...Avoir conscience de cette Peur sans pour autant lui laisser la place qu'elle réclame est un Pas vers ce que tu désires...Pour mieux l'apprivoiser, il faut la connaitre
RépondreSupprimerAlors adieu je pars, mais n'aie pas peur car meme si je ne suis plus la, tu sais bien que je reste dans ta mémoire, toujours...
RépondreSupprimerLes peurs ne sont peut pas nos ennemies, pas totalement en tout cas, elles nous rappellent nos failles, nos trous et nous font comprendre que nous devons vivre avec, au mieux.
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