mercredi 15 décembre 2010

Volet 1 : Mon envolée (1/3)

Le mardi 14 décembre 2010, entre 7h35 et 10h45

J’ai mal dormi cette nuit ! Surprenant non ?!!!
Ca m’a rappelée mon enfance, la veille du départ en vacances, quand les valises étaient déjà toutes prêtes et qu’il n’y avait plus qu’à se lever s’habiller, fermer la valise et monter dans la voiture ! Pour moi partir en vacances est synonyme de « lever tôt ». J'aime ça!
Là, assisse dans mon taxi qui me mène vers mon aventure, je me sens comme la petite fille que j’étais : terriblement excitée, pleine d’espoir des promesses des nouvelles vacances !
J’ai donc vu la nuit passée lentement, c’était comme si le sablier goutait comme un robinet qu’on aurai mal fermé. Lentement, lentement. 
Vers 4h j’ai réussi à m’endormir jusqu’à ce que le réveil sonne ! 
J’ai bondi hors du lit tel un diablotin hors de sa boîte, je me suis jetée sous la douche, habillée, j’ai empaqueté mes affaires, fermé et descendu les valises.
En partant de chez mon amie qui m’a hébergée, alors que je tractais mes valises, j’ai eu un moment un flash, une prise de conscience,  : mon cœur a bondi et je me suis dit : « Ca y ait, j’y suis au jour de mon vol ! »

Un sentiment de fierté énorme m’envahit.

Je monte dans le taxi direction l’aéroport, il est très tôt je me sens fatiguée mais tellement excitée.
Mais surtout heureuse, heureuse d’oser ce dont je rêvais depuis longtemps, en me disant un jour oui je le ferai, et ce jour c’est aujourd’hui mardi 14 décembre 2010 !

Là je repense à ce garçon, P. avec lequel j’avais discuté il y a 2 mois environ à présent, qui me disait que voyager n’était pas si compliqué. Aujourd’hui je suis d’accord avec toi P, rien n’est compliqué quand on s’en donne la liberté ! 
Ose, osez, osons ! Rires ! 
Pas toujours si facile je sais mais pourtant quand on le fait, quand on y est, c’est simple et tellement bon ! 
Rien que pour les préparatifs, je m’étais créée plein de barrières, plein d’impossibles, plein de bonnes raisons pour ne pas partir qui étaient tout sauf de bonnes raisons. 
Et puis voilà aujourd’hui je m’envole comme l’hirondelle, j’ai testé mes ailes. Je sais qu’elles peuvent me porter.

Assisse au milieu des voyageurs dans cet aérogare, j’attends l’ouverture du check in. 
Dans cet anonymat total, mon cœur se met à battre de plus en plus fort, de plus en plus vite, plus que du stress, c’est une folle excitation que je ressens : cette sensation de se sentir vivant conscient à soi même !
Du stress il y en a aussi puisque depuis hier, mes intestins dansent la cucaracha sans cesse !
Les émotions, les sensations se mélangent, s’allient et m’emmènent, s'entremêlent : entre crainte (un peu tout de même) stress et envie !

Après le check in je me retrouve dans la salle d’embarquement ! 
Embarquement prévu 45 minutes plus tard ! 
Je m’installe donc devant la vitre d’où je vois la préparation de l’avion, les travailleurs s’attèlent à la préparation ! 
Je les observe pensive. 
Constatant mon propre calme malgré l’excitation. Une amie m’avait dit : j’aimerai trop voir ta tête ! Alors j’ai fait des photos de ma tête pour voir si elle avait l’air paniqué, et non pas du tout ! Heureuse c’est plutôt le mot ! Et fière une fois encore.

10h15 Nous embarquons.
Je m’installe à ma place : 18A. Bonne surprise je suis à coté du hublot, près de l’aile gauche. Superbe place!


« Ça y est j’y suis » toute la journée ces mots vont raisonner sans cesse!

L’avion recule, nous nous dirigeons vers la piste après les explications de sécurité habituelles.
Au premier mouvement de l’avion, mon cœur recommence à s’affoler ! 
Je suis en train d’écrire. Déjà l’avion accélère : décollage !
Je lâche mon crayon, m’accroche aux accoudoirs : je sens des fourmis et des frissons partout dans mon corps de mon cuirs chevelu à mes orteils, mon cœur se gonfle de sang et de joie, en en diffusant un peu plus à chaque battement. 
A chaque battement ma fierté s’affirme, le sentiment d’avoir vaincu une montagne celle qu’on avait érigée pour moi, et que là à cet instant précis alors que l’avion accélère pour m’emporter... elle n'est plus qu'une petite butte. 
Je me sens totalement li-bé-rée d’un poids qui n’était pas le mien, je suis légère n'ayant à porter que ma joie et mon bonheur!
L’avion accélère toujours je regarde le hublot, tout en profitant de cette bouffée d’émotion.
Nous ne touchons plus le sol…
Une larme d’émotion, de cette belle émotion, d’amour, de bonheur, de respect, de paix, de sérénité et d’excitation me submerge. Elle coule tranquillement le long de ma joie.
Liberté
C’est bon, c’est beau!

Sous mes pieds Paris rétrécie…

Touche musicale de ce post:
 Bouncing off clouds Tori Amos

Bouncing off of Clouds we were
Is there a love Lost and Found

Make it easy
Make this easy
It's not as heavy as it seems
Wrapped in metal
Wrapped in ivy
Paint it in mint ice cream

We could be Bouncing off the top of this Cloud
I'll put on my silver
We could be Bouncing off the top of this Cloud

Failure to respond but
I did. but did you listen

Bouncing off the top of this Cloud
I'll put on my silver
About what you said, has it come to this?
I'll put on my silver
Bouncing off the top of this Cloud

Well you can stare all day at the sky
But that won't bring her back
That won't bring her back
You say you're waiting on fate
But I think fate is now
I think fate is now
Waiting on us

Make it easy
Easy easy
We could make this easy
Easy love easy
We could make this easy
Make this easy
It's not as heavy as it seems
Wrapped in metal
Wrapped in ivy
Blue umbrellas now smiling

We could be Bouncing off the top of this Cloud
I'll put on my silver
About what you said, has it come to this?
I'll put on my silver

Bouncing off the top of this Cloud
I'll put on my silver
About what you said, has it come to this?
I'll put on my silver
Bouncing off the top of this Cloud

Bouncing off of Clouds we were

1 commentaire: