vendredi 16 octobre 2015

Toi et moi c'est pour la vie.


Moi:- J'aurai aimé qu'un homme me dise ça. Mais non au lieu de ça c'est toi, Miss Maladie qui vient de se re-déclarer. 
Entre toi et moi ce n'est pas une histoire d'amour tu le sais?
Elle: - Mmmh
Moi: - Après 6 mois de calme, 6 mois de rémission, te voilà de nouveau sur les pistes. A me coller au train. Pourquoi es-tu si collante en cette saison?
Elle : - une histoire de symbiose peut-être...
Moi: - Symbiose ? Mon cul! Tu sais quoi, je n'ai jamais vraiment pris le temps d'être en colère contre toi. Je suis passée du dénie à la prise en main. Je croyais être passé par l'acceptation.
Elle: - Oui je sais.
Moi : - Tu sais quoi toi?
Elle : - Je sais que tu as sauté une étape. Je sais que tu veux tellement me faire taire que tu t'es jeté sur les outils qu'on te donnais. Tu t'en aies saisi au plus vite.
Moi: - C'est vrai j'ai cru qu'ainsi je pourrais te maîtriser, te faire rentrer dans une petite boite dans laquelle tu resterais bien à l'abri. Surtout une boite d'où tu ne sortirais pas.
Elle : - Tu t'es trompée, je ressors de ta boite, elle est faite de vent ta belle boite.
Moi : - Tu n'es qu'une garce, une saloperie, une raclure. Je te déteste, je te hais, je ne veux pas de toi.
Elle : - ça ne dépend pas de toi, je suis là, je suis en toi un point c'est tout tu ne peux rien faire, je ne partirai jamais... 
Moi : - Je le savais, je le sais que tu aies là. C'est juste que ... je pensais que ce ne serait pas si difficile de cohabiter avec toi. Je te déteste tellement, j'aimerai prendre un couteau pointu le plonger dans ma poitrine pour te déloger de mes entrailles, t'arracher de toutes les parties du mon corps où tu t'es installée. Oh que oui, qu'est ce que j'aimerai te disséquer et te faire dégager.
Hier, j'ai compris pour la première fois que tu serais toujours là. Tu m'as explosé en plein visage. 
Elle : - Il fallait bien que je te rappelle que j'étais bien là.
Moi : - Oui je t'ai senti prendre la main, le pas, les clés, je t'ai senti m'envahir, me submerger. Quand tu es si près de moi, si près de la surface de ma conscience tu prends toute la place et moi je n'en n'ai plus. Je ne suis plus, c'est toi qui m'agit.
Elle : - Que puis-je te dire? Je vis en toi, je suis là dans l'ombre de ta conscience, parfois je réussi à percer le voile et à te doubler. C'est vrai. 
Moi : - Je n'ai même pas la force de te détester pleinement, je n'en ai pas la force... Je voudrais seulement réussir à vivre, pas à survivre, ou plutôt sous-vivre. Non je veux que ma vie m'appartienne à moi, pas à toi. Comment faire?
Elle : - Quoi tu veux que moi, je te disse comment me faire taire? Rires? Tu crois vraiment que j'ai envie de t'aider?
Moi : - Quoi veux-tu qu'on se déclare la guerre? Moi je te propose autre chose : Devenir amie? Tu n'as pas envie d'être mon amie?
Elle : Qu'est ce que j'en ai à foutre d'avoir une amie? Moi ce que je veux c'est m'exprimer, parler, exister. Et toi tu t’évertue à me faire taire par tous les moyens, comment pourrais-je devenir ton amie?
Moi : -Soupir. Il n'y a donc pas de solution? Je vais devoir continuer à me battre en permanence contre toi? Toi et moi c'est pour la vie, tu me l'as bien fait comprendre. Alors nous allons passer notre vie en opposition l'une avec l'autre? Il n'y a pas d'autres solutions? je vais devoir garder mon glaive et mon bouclier en permanence? Pas de répit? C'est ça ce qui m'attend grâce à toi?
Décidément vraiment je te déteste, je déteste ce mariage forcé, je déteste te laisser de la place, je déteste ce que tu fais de moi, je déteste ta présence, ta voix. JE TE DETESTE.
Il ne me reste plus qu'à trouver une solution pour vivre avec toi.
Elle: - C'est ton problème démerde toi! 

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