mercredi 24 juillet 2013

Re-poser des mots

Des semaines que je pense à ce blog à l’abandon, livré à lui-même… des minutes que je lui tourne autour c’est comme si nous devions nous retrouver, comme un vieille ami perdu de vue. Alors l’ami voilà pourquoi je t’ai délaissé.
Je n’ai pu écrire durant ces derniers mois, occupée à panser, et à ne pas penser. L’enjeu était de ne pas se faire mal, le moins possible, or écrire m’ a mis jusqu’à présent dans des états émotionnels auxquels je ne voulais plus me confronter. Silencieuse donc je suis redevenue.

Et puis là l’envie est revenue, les mots aussi peut-être… Mais surtout ce droit que je m’autorise à nouveau : penser, élaborer ma « matière de vie » et puis aussi ressentir, éprouver, se laisser traverser. Plus peur des émotions.

Retour donc sur les mois de silences, les mois de reconstruction, de lutte contre la déconstruction passée.  Je les ai occupés à créer à partir de bouts de tissus des robes, un kif, un rêve de gamine, je me souviens habiller mes barbies de chiffons comme si elles allaient défiler… rires cette fois les bouts de guenille ont été troqué par un joli lin vert et un beau ruban, et puis c’est moi qui est défilé.

La couture a été à la fois une distraction et une thérapie : être là totalement absorbée à une tâche complexe a totalement occupé mon esprit. Plus de place au nombrilisme aiguë, plus de pensées parasites rien que les ciseaux, les aiguilles, le fils et les problèmes techniques !
Au pays de la couture je me suis lavée du passée, il était derrière, j’étais au présent simplement plus de doutes, de questions, et surtout surtout plus de douleurs.

Les ciseaux ont pansé mes plais…

Un grand grand grand merci donc à Petite sorcière qui a été mon guide sur le chemin de la guérison, sans vraiment en avoir conscience, elle m’ a apporté l’aide dont j’avais besoin à ce moment de ma vie en toute simplicité. Merci à toi donc !

Durant ce silence, qui s’est ressenti non seulement sur mon blog mais auprès de l’ensemble de mes proches (ou presque) j’ai perdu des amis, j’en ai retrouvé d’autres, des liens se sont défaits d’autres se sont solidement noués. Ainsi va la vie comme on dit.  Mais toi amie que j’ai perdu comprend bien que mon silence était question de survie.

Aujourd'hui, le demain, ce demain encore inenvisageable il y a quelques mois de cela est à nouveau concevable, demain sera bien, demain sera beau, demain sera grandiose, décevant aussi peut-être mais demain est à nouveau plein d’espoir.

Le soleil enfin brille après les jours de pluies qui ont suivis la tornade.


6 commentaires:

  1. Heureuse de te lire à nouveau mais comme je ne m'attendais pas aux remerciements, j'en ai pleuré. Mais je suis si fière et ravie d'avoir une amie telle que toi. Heureuse que tu sois revenue de ce long périple et que tu sois près de nous. Heureuse de tous ces partages, ces fous rires, cette confiance et cette franchise que tu m'accordes et sur laquelle je m'appuie pour avancer, car toi aussi tu m'aides. Alors poursuivons nos rêves, chacune et ensemble, construisons les, construisons nous et comme les copines savent si bien le faire, serrons nous les coudes. Merci à toi.

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    1. Là c'est toi qui m'a eu!!!!
      Oui poursuivons notre amitié, dans l'écoute le respect et la bon humeur! Et puis puisque nous nous sommes trouvées et bien continuons notre route! Plein plein de bisous

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  2. Un jour, nous serons assises toutes les deux à la terrasse d'un café et nous nous souviendrons. Cela nous paraitra loin. Et nous n'en rirons pas, mais nous serons fières surement du chemin parcouru. Et nous rirons quand même mais d'autres choses, des bonheurs inattendus qui nous serons tombés dessus, peut être. On ne fait que se rapprocher de ce jour. Je t'embrasse.

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    1. Je me souviens d'une journée de mars, nous étions assisse à la terrasse d'un café à nous dire qu'un jour on en rirait... ce jour me semble déjà loin, et comme tu te dis nous nous rapprochons du futur jour, où à la terrasse d'un autre café, nous nous retournerons sur le passé avec... je ne sais ps encore avec quoi, calme peut-être, ou sérénité, oui surement ça de la sérénité. Je m'imagine ce jour sourire et passer la main sur un ventre arrondi. Ce jour là je regarderai le chemin avec compassion! sourire et bisous

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  3. Je reste sur le pas de la porte et je t'envoie un sourire. Dans ce sourire, tu verras, j'y ai mis de la compréhension profonde, de la tendresse, de la joie. Je te lance un peu de complicité en espérant que tu l'attrape et, pour finir je saupoudre d'espièglerie. Faut toujours en mettre un petit peu. Voilà, je repars.

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    1. Merci Aude! je prends tout!! j'adore ton espièglerie. merci d'être entrée!

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