vendredi 26 juillet 2013

Depuis le silence : texte 2

De la faille à l’éboulement 

Il arrive un moment où le maquillage coule et ce qu'il masquait réapparaît
Il arrive un moment où je suis rattrapée, où les mots manquent, où même l'air ne circule plus

Je n'ai plus de souffle pour dire, pour exprimer mon ressenti profond.
Tout part de rien, l'éboulement s'est produit sans prévenir, parti de rien, d'un rien du tout qui fait mal. Ce petit rien à juste provoqué des tremblements, l'éboulement se dessine.
Se délite alors toute la matière contenu depuis des mois... la matière noire et visqueuse de la tristesse, de la douleurs, sa texture gélifiante se répand par la faille entraînent avec elle toutes la matière saine de mon être, je me fissure, je me répands partout dans mon salon, une flaque humaine où se mêle la visqueuse et collante douleurs avec les organes, les sourires et l'espoir. Mais cette visqueuse matière agit comme un acide dissolvant sous sur son passage les minces couches de joie, fines feuilles de papier érodée.
Je m'effondre dans un chaos incontrôlable de larme et de douleurs- submergée- je me demande quelles rives me retrouveront, dans quel état je serai...

Irai-je bien un jour?
Réussirai-je à incarner celle que je veux être, celle que j'espère être quelque part en moi, j'ose espérer qu'elle existe toujours, qu'elle n'a pas été détruite pour toutes les secousses...
C'est elle que je pleure, elle que j'hurlerai si je le pouvais.

Mon corps tremble de peine, de fatigue, de douleurs, j'ai mal totalement mal, complément mal, je n'ai que mal.

Il y a cette horrible constat que je déteste, j'ai remis le masque, j'en ai crée d'autres pour renforcer les précédent. Je suis cloîtrée sous ma carapace, loin de tout, loin de tous, aussi loin que possible.

Et une petite voix se fait entendre, et me rassure : tu n'avais pas d'autre choix!
J'en hurlerai, c'est mon désir le plus cher la maintenant tout de suite, de hurler, laisser exploser ce qui doit, ce qui demande, ce qui exige, ce que je réprime depuis des mois, ... Hurler de douleur l'étouffement de la matière visqueuse, je voudrais qu'on m'en lave, qu'on l'éponge de mon corps, qu'on draine la faille pour en faire partir la moindre trace, je voudrais aller mieux, aller bien, être heureuse et épanouie et enfin voir la vie que je mérite.

La douleur, celle-là, la vieille "ennamie", presque ami, presque ennemie...
je m'étais presque anesthésiée, pensant que cela passerait, et puis parce que je n'avais pas d'autre choix que de faire autrement, j'ai essayé de faire comme si , comme si la douleurs n'était pas là, ça paraissait fonctionner... un temps et puis la voilà qui revient d'un rien l'éboulement. Je me suis efforcée de contenir, contenir la douleur malgré s consistance.
Est-elle de retour à cause des rêves? ou bien à cause du poids de la frustration qui pèse sacrement lourd... de la frustration, j'ai porte des kilo de farine sur le dos, je ne saurais pas chiffrer! des kilos oui dont j'aimerai beaucoup me débarrasser une bonne fois, comme d'une facture qu'on règle, PAYER! je récupérerai un papier tamponné "Payé"contre mes kilos de frustration, contre mes kilos de douleurs, contre mes kilos de colère. Payé, ils dispraitraient, et après il n'y aurait plus rien que le calme du présent.

L'accummulation donc, a eu raison de mes stratagèmes. J'ai mal, je suis mal.

[Aujourd'hui]
Que personne ne s'affole je vais bien! J'ai écris ce texte il y a bien longtemps. Mais voilà ce que je peux ressentir quand j'ai mal, quand j'ai eu mal.


1 commentaire:

  1. Et l'on trouve de si beaux mots sur nos si douloureux maux. L'image de l'éboulement intérieur me touche beaucoup.

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