mercredi 5 février 2014

Tenir jusqu'à lacher.

Tenace, oui je suis tenace... Trop sans aucun doute.

Ces deniers jours je suis épuisée physiquement, mon corps pèse des tonnes dès le réveil, psychiquement, je travaille la nuit, mon cerveau ne se repose plus, il est toujours actif et en vigilance, je me réveille avec des douleurs dans les yeux. Mon corps contient toute la douleur des heures de travail.

J'ai accepté d'être une esclave moderne! Je me suis moi même aliénée, jeter à corps perdu dans ce job, pensant faire mes preuves, me prouver à moi même que je pouvais le faire, avoir "une carrière". J'ai cru que cela me serait possible... J'avais tort, les heures passées devant l'écran ne me rendent ni heureuse ni ... Rien en fait ses heures ne m'apportent rien que le droit de consommer et m'enlève le droit d'être.
Achète, ne soit plus! 

C'est ce prix que je paie le plus : je ne suis plus car je n'ai plus d'espace en moi-même pour être, juste être. Je ne suis qu'une préoccupation géante totalement consacrée à ce poste, ce projet...
Ne penser qu'à ce poste et y consacrer toutes mes force, c'était m’éviter de penser à ma solitude, à la vacuité notoire de ma vie affective.

Plus de place, il n'y a plus de place pour moi, mon espace intérieur a été grignoté et pollué par le travail. J'ai laissé faire de temps à autres je m'en rendais compte, sans trop vouloir le voir.

Les heures de bureau m'ont épuisées... demain j'arrête, je rends mon badge et mon insigne.

J'ai tenu autant que possible, mais là j’atteins la limite, le point le non retour, la ligne se profil à l'horizon dangereusement, trop dangereusement il est encore temps de mettre poser la limite avant de s'effondrer!
J'ai tenu suffisamment pour recueillir les preuves nécessaires à ma compréhension: le cercle infernal ne s'arrêtera pas et quand bien même, un autre le suivrai.

Voilà où la ténacité m'a menée : à mes limites. A présent je lâche.

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