vendredi 13 juillet 2012

A nouveau envie

Étrange sensation...
Retrouver cacher au fond du ventre le tressautement de la vie, de la satisfaction, oserai-je le dire : du bien-être.

C'est arriver mardi sans prévenir.
J'étais sur le chemin du retour, dans le train, à ne rien faire qu'attendre d'arriver à destination, et puis c'est arrivé le constat : je me sens bien, contente pleine d'espoir, apaisée.
la vibration au fond du ventre semblait même me répondre, au fur et à mesure que je prenais conscience de sa présence.
Et le constat : je vais bien, je suis bien, le tunnel qui me semblait boucher, sans issue possible, obscure, juste obscure est en fait en train de s’éclaircir, ou peut-être ne me suis-je pas rendu compte qu'il était déjà plus lumineux depuis quelques mois ?
Franchement je n'en sais rien, et puis peu importe, l'essentiel est là juste là dans la sensation de cet instant présent. Plus envie de me poser 1 000 questions, plus envie de me casser la tête à analyser, chercher, identifier, comprendre...
Je suis vivante, et heureuse de l'être et pleine d'envie, des projets plein la tête... Bref je suis dans le mouvement de la vie, et là j'ai envie de le hurler, hurler de joie après avoir hurler de douleur.
Je savoure. Juste je savoure la danse intérieure du bien être!

 Je pourrai hurler mais aucun son ne sort de ma bouche je suis dans le métro, ça ne ce fait pas! alors je souris, je remets mes écouteurs sur les oreilles et je souris. Je prends mon carnet enfouit au fond de mon sac et je pose quelques mots :

"Revivre... C'était donc cela se remettre sur les rails et avancer? ... J'avais presque oublié la sensation de vivre, d'être en vie. Je me suis laisser choir, déchoir jusqu'à échoir.
Et puis un coup de pied au cul plus tard, et un coup de pouce me voici à nouveau sur la route, sur le chemin de la vie, de l'intensité...
Comment avais-je pu oublier les simples bonheurs? Comment avais-je pu oublier le bonheur? de la musique, d'une conversation, d'une sortie, du plaisir d'écrire dans ce calepin. Comment ai-je pu oublier le grissement de la sensation de vie, la force ressentie à se sentir soit, à se sentir être au monde... comment?  ...
                                                                                          ... La vie reprend forme pas à pas..."
Il pleut, mais je m'en fout car je suis vivante et heureuse de l'être. oui heureuse de l'être.

Depuis mardi la sensation se renforce et grandie. J'ai pris conscience du chemin parcourus dans l'obscurité, à présent je prends conscience du chemin a venir dans la lumière. Et c'est assez drôle la vie car chaque jour semble vouloir me dire : "si si , c'est bien vrai regarde..." "si si ça va bien regarde..."
Je me fais l'impression d'apprendre à conduire une moto : on sait qu'il faut faire attention parce qu'il y en a sous le capot, mais on y va doucement, avec prudence pour éviter les risques, éviter de se casser la gueule.
Mais l'instructeur est là rassurant et montre comment manier l'engin et puis petit à petit on reprend confiance, et on avance un peu plus vite, on prend des virages un peu plus serrer, on essaie d'autre mouvement.
Je ne sais pas qui est mon "instructeur" mais une chose est sur , il est bien là. Il m'aide, me conseille, m'épaule, m'encourage. Je l'en remercie où qu'il soit et quel qu’il soit.

J'aime retrouver cette sensation perdue, ôh que oui, j'adore cela!!!
A nouveau j'ai consciemment pleinement envie de vivre.
A nouveau j'ai confiance
A nouveau j'y crois
A nouveau j'ai envie
A nouveau je vie...



2 commentaires:

  1. Cela fait des années,des mois,des semaines,des jours que j attendais de lire Ces Mots.
    Oui la vie est belle,quoiqu'elle te réserve
    Enfin je pleure de joie a te lire.
    Je t aime tant mon enfant

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  2. J'ai pleuré de joie à l'écrire!

    Tu sais Maman, toi et Thierry y êtes pour beaucoup dans cette remontée, car vous m'avez laissé le temps de me vider de la haine et de la peine qui me remplissaient. Ce chagrin immensément massif qui noie tellement il est omnipotent. Merci d'avoir pris soin de moi durant tous ces longs mois de renfermement, de silence et de larmes. Moments qui m'ont permis de vivre la peine et le deuil. Je sais que ces mois ont été éprouvant pour tout le monde, mais malgré cela toi et Thierry ne m'avez pas "laché", tu as respecter mes silences, mes absences, et tu m'as toujours soutenue (peut-être trop parfois!?!)
    Alors merci à vous deux d'avoir pris soin de moi!

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