Au cours de ma vie j'ai versé des mètres cubes de larme. Je ne sais pas quelel est la moyenne mais j'imagine que je l'ai dépassé!
Il y a les larmes du chagrin qui sont un souffle apaisant, une décharge qui laisse propre, épuisé et apaisé enfin pour un temps.
Et puis il y a d'autres larmes : celles des "surprises de joie".
La première fois que j'ai versé de tel larmes je m'en souviens très bien car elles avaient paru tellement incongrue à tous. Je devais avoir cinq ou six, peut-être plus, j'étais en vacances chez mes grands parents. C'était le soir après dîner, nous étions comme à l'accoutumée devant la télévision, les yeux rivés sur la présentatrice. Lorsque tout à coup on frappe à la porte, ma grand-mère se lève pour aller ouvrir.
Et là je vois apparaître ma mère dans l’encablure de la porte, elle avait décidé de venir faire une visite surprise. J'étais si contente de la voir, qu'à l'intérieure les émotions se mélangeaient, se confondaient, se chevauchaient. C'est alors que j'ai éclaté en sanglot, à la surprise générale, les larmes exprimaient la confusion de la surprise à la joie en passant par la rancœur de ne pas être à la maison je suppose. Mes joues furent trempées en quelques secondes.
Je me souviens de la réaction de l'entourage présent : la surprise à leur tour et la sollicitude. Ma mère a émis une proposition pour expliquer ce débordement tout en sondant la véracité de son analyse : " C'est la surprise de me voir qui te met dans cet état? Je ne t'avais rien dit alors tu ne t'attendais pas à me voir? " Entre les larmes j'ai probablement hoché la tête, toute occupée à laisser la vague passer.
Peut-être mon amour pour les surprises remontent à cela! Quoi de plus fou que d'être surpris par ces propres émotions? Surtout lorsque celles-ci sont un ras de marré de joie.
Depuis quelques jours, ce type de larmes se manifestent à nouveau, dans diverses circonstances qui peuvent aller d'un passage de Secret Story au récit d'une histoire de famille. Le schéma suivant se reproduit : avant le débordement il y a l'alerte viscérale, une sorte de chatouillis, de papillons, de gillie, puis quelques millisecondes plus tard se sont les larmes qui se mettent à couler... Des larmes de joies...
J'aime les larmes de joies, elles sont belles, elles sentent bon l'humanité et l'empathie!
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