lundi 6 février 2012

Le son

Suite du billet "En pays gelé"

Sans que je le sache,
Sans même en avoir conscience,
Je comprenais les autres ceux qui savaient.
Ces ombres évanescentes.
J'entendais leurs  voix, leurs histoires, leurs douleurs qui n'étaient autre que les miennes.
J'ai mal d'avoir été mal aimé, trop souvent
J'ai mal d'avoir été irrespectée, trop souvent
J'ai mal d'avoir eu peur d'être rejetée, encore une fois
Alors il est question de ne plus prendre de risque...
se figer... ne pas entendre et surtout pas écouter
J'ai mal parce que j'ai peur de tout.
Je suis statufiée dans cette peur totalitaire.

Les ombres savaient pourquoi depuis le début, pour elles il n'y a ni brume, ni froid, il n'y a que la vérité des maux nus. Il n'y a que Vérité de la souffrance du moi.

Qu'est ce que ce tout qui me fait peur ?
...?

2 commentaires:

  1. Tu es beaucoup moins immobile que tu le croies. C'est un autre mouvement, plus intérieur ...

    La peur, il parait que c'est une émotion utile qui nous permet de réagir face au danger. Mais elle est commandé par le cerveau dit "primitif" c'est ce qui lui vaut sa rapidité et ce qui lui vaut aussi ses erreurs de jugement. Comme on sursaute quand on voit un serpent pour s'apercevoir quelque millième de seconde plus tard que ce n'est qu'un bâton. J'ai lu ça dans le bouquin dont je t'ai déjà parler de David Servan-Schreiber (http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Servan-Schreiber)

    Ceci dit, dans ce que tu traverses, dans ce qui est en train de se faire jour en toi, dans ces souvenirs qui remonte et viennent te "hanter", dans les bouleversements qu'ils peuvent engendrer, je crois que ta peur est légitime. On n'aurait peur à moins. Maintenant, prend la peur pour ce qu'elle est, une émotion, rien qu'une émotion. il y a une autre référence qui m'aide beaucoup c'est la litanie de la peur bene gesserit dans la série des livres "Dune" : "J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. »

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  2. Il n'y a plus rien que moi alors!! Chouette! je la laisse passer!
    J'en ris mais je fais avec oui m'accrochant à l'idée que les émotions passent tel les petits bateaux qui vont d'une rive à l'autre. Les bateaux des émotions me transportent de la rive de la peine à celle de la joie! Aujourd'hui je suis sur la bonne rive!

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