Ce midi, j'ai une une conversation avec une amie. et comme d'habitude cela m'a donné à réflechir.
Dans un peu plus de 3 mois je vais vieillir d'une année. Ce qui me travaille énormément, c'est arrivé en même temps que cette histoire de robe de mariée. Le constat dont j'ai parlé ici à plusieurs reprises de n'avoir pas construit.
Je réfléchis et plus je réfléchis plus je me dis " je vais bientôt avoir 34 ans et je fais cet amer constat qu'il est tout à fait possible et même plausible que je n'expérimente jamais la maternité. Il est possible que je ne rencontre jamais un homme avec lequel j'aurai envie de fonder une famille. Alors si je ne le fais pas, où vais-je bien pouvoir mettre mon énergie?"
La réponse je la connais depuis longtemps, depuis des mois, mais étrangement je fuis, j'évite de m'y mettre : me mettre à enrichir ma pratique pour de vrai. Je fuis la mise au travail, parce que j'espère encore pouvoir privilégier une vie de famille, or rien n'arrive de ce coté là. Si mais... je ne sais pas ce que c'est que cette histoire, une expérience pour me faire mes armes surement, une de plus... Sourire amer.
Mon amie m'a dit : " il est peut-être temps que tu investisses autre chose qu'une relation amoureuse."
Je crois, non pire, je sais qu'elle a raison. Mais, mais je n'y arrive pas vraiment pas pleinement, pas comme je voudrais, pas à 100%.
Pourquoi?
C'est une bonne question, parce que l'expérience vécue avec mon grand père ce rôle d'accompagnante que j'ai fortement investis m'a appris beaucoup, sur moi, sur les autres, sur ce que c'est que de vivre une telle expérience. Or je n'arrive pas à la penser cette expérience. Je sais qu'elle m'a changé en bien, mais je me bloque à l'idée de réfléchir et d'élaborer à partir de cette expérience. C'est comme si en conscientisant ce qui a été vécue, ce que j'ai traversée, comme si j'abusais alors de cette expérience, comme si je "salissais" d'une certaine manière la mort de mon grand père.Comme si m'en servir autrement serait mal. C'est une étrange idée. Et pourtant c'est elle qui m’empêche d'avancer professionnellement comme je le voudrais.
C'est aussi à cause de sa perte que je me jette des bras d'un homme (celui qui m'a accompagné dans cette épreuve) aux bras d'un autre, comme si à défaut de lui, à défaut de mon grand père, il me fallait un homme à mes cotés pour m'aider à me tenir debout.
Or je le sais bien que je tiens debout toute seule, je le sais trop bien.
Alors pourquoi croire qu'il me faut impérativement un homme à mes cotés? Parce j'imagine que c'est ce qu'il voulait pour moi... j'imagine mais...
Non c'est ben plus sournis que ça en vérité. C'est à cause de ce qu'il s'est passé durant les obsèques avec mon Complice de l'époque. Toute ma famille, mes oncles, mes tantes, ma grand mère, tout le monde a donné l'indication, voire l'ordre à mon Complice de bien s'occuper de moi, de prendre soin de moi.
Collectivement on m'a mise dans les bras de cet homme, il a même été plus loin en parlant de futur à ma Grand mère (laissant ouverte des possibilités d'événements heureux bientôt). Maladresse, si peu...
Or j'ai besoin aujourd'hui de briser cela, briser cette injonction inconsciente : Je peux être seule à nouveau. Je n'ai pas besoin d'un homme pour me tenir debout, je tiens debout par moi-même.
OUI
JE TIENS DEBOUT SEULE PAR MOI-MEME!
Soupir de soulagement : je crois que je viens d'enlever un frein à mon investissement professionnel, plus globalement encore, un frein à me remise en route dans la vie; ma vie.
Dans un peu plus de 3 mois je vais vieillir d'une année. Ce qui me travaille énormément, c'est arrivé en même temps que cette histoire de robe de mariée. Le constat dont j'ai parlé ici à plusieurs reprises de n'avoir pas construit.
Je réfléchis et plus je réfléchis plus je me dis " je vais bientôt avoir 34 ans et je fais cet amer constat qu'il est tout à fait possible et même plausible que je n'expérimente jamais la maternité. Il est possible que je ne rencontre jamais un homme avec lequel j'aurai envie de fonder une famille. Alors si je ne le fais pas, où vais-je bien pouvoir mettre mon énergie?"
La réponse je la connais depuis longtemps, depuis des mois, mais étrangement je fuis, j'évite de m'y mettre : me mettre à enrichir ma pratique pour de vrai. Je fuis la mise au travail, parce que j'espère encore pouvoir privilégier une vie de famille, or rien n'arrive de ce coté là. Si mais... je ne sais pas ce que c'est que cette histoire, une expérience pour me faire mes armes surement, une de plus... Sourire amer.
Mon amie m'a dit : " il est peut-être temps que tu investisses autre chose qu'une relation amoureuse."
Je crois, non pire, je sais qu'elle a raison. Mais, mais je n'y arrive pas vraiment pas pleinement, pas comme je voudrais, pas à 100%.
Pourquoi?
C'est une bonne question, parce que l'expérience vécue avec mon grand père ce rôle d'accompagnante que j'ai fortement investis m'a appris beaucoup, sur moi, sur les autres, sur ce que c'est que de vivre une telle expérience. Or je n'arrive pas à la penser cette expérience. Je sais qu'elle m'a changé en bien, mais je me bloque à l'idée de réfléchir et d'élaborer à partir de cette expérience. C'est comme si en conscientisant ce qui a été vécue, ce que j'ai traversée, comme si j'abusais alors de cette expérience, comme si je "salissais" d'une certaine manière la mort de mon grand père.Comme si m'en servir autrement serait mal. C'est une étrange idée. Et pourtant c'est elle qui m’empêche d'avancer professionnellement comme je le voudrais.
C'est aussi à cause de sa perte que je me jette des bras d'un homme (celui qui m'a accompagné dans cette épreuve) aux bras d'un autre, comme si à défaut de lui, à défaut de mon grand père, il me fallait un homme à mes cotés pour m'aider à me tenir debout.
Or je le sais bien que je tiens debout toute seule, je le sais trop bien.
Alors pourquoi croire qu'il me faut impérativement un homme à mes cotés? Parce j'imagine que c'est ce qu'il voulait pour moi... j'imagine mais...
Non c'est ben plus sournis que ça en vérité. C'est à cause de ce qu'il s'est passé durant les obsèques avec mon Complice de l'époque. Toute ma famille, mes oncles, mes tantes, ma grand mère, tout le monde a donné l'indication, voire l'ordre à mon Complice de bien s'occuper de moi, de prendre soin de moi.
Collectivement on m'a mise dans les bras de cet homme, il a même été plus loin en parlant de futur à ma Grand mère (laissant ouverte des possibilités d'événements heureux bientôt). Maladresse, si peu...
Or j'ai besoin aujourd'hui de briser cela, briser cette injonction inconsciente : Je peux être seule à nouveau. Je n'ai pas besoin d'un homme pour me tenir debout, je tiens debout par moi-même.
OUI
JE TIENS DEBOUT SEULE PAR MOI-MEME!
Soupir de soulagement : je crois que je viens d'enlever un frein à mon investissement professionnel, plus globalement encore, un frein à me remise en route dans la vie; ma vie.
sourire
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