Quand je pense au mot "travail", j'ai l'estomac qui se noue.
Quand je pense "cherche du travail" je suis totalement paralysée.
Chaque jour j'écris dans mon agenda : "CV".
Chaque jour je trouve d'autres choses beaucoup plus agréable à faire.
Je procrastine donc. Énormément, je suis devenue une experte de la procrastination de recherche d'emploi.
Alors forcément je me suis interrogée : pourquoi suis-je tellement bloquée, pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me forcer à m'y mettre?
Et j'ai compris une chose fondamentale : je crois que je souffre de phobie professionnelle comme on souffre de phobie scolaire.
Aujourd'hui le travail que je fais ne me semble pas être un "travail", parce que c'est simple, fluide, que j'aime ce que je fais, je le fais avec amour et passion.
C'est comme si je ne travaillais pas vraiment, mais c'est tout de même un travail.
Le travail dont je suis devenue phobique c'est celui "d'avant", avant ma reconversion, avant de prendre conscience que cette manière de travailler ne me convenait pas, et même qu'elle m'était très nocive.
Alors forcément aujourd'hui quand je pense à "cherche un travail", je repense à la souffrance des expériences passées qui étaient soit de l'ennuie profond, soit un stress insoutenable.
Forcement mon cors a mémorisé toutes ces sensations désagréable, et maintenant il me freine, il ne veut pas se mettre en mouvement pour "trouver un travail".
Je souffre de la peur de retomber dans cette spirale infernale de la pressurisation professionnelle qui nous pousse au-delà du possible, au-delà de nous même. Or je refuse, je ne veux pas.
Mais comment faire donc? Comment réussir à "gagner ma vie" jusqu'à présent je bénéficie de l'aide de l'ami Paul Emploi. Mais bientôt mes droits toucheront à leur fin.
Il est donc hautement nécessaire et urgent de trouver une solution le plus vite possible. Donc de se mettre en mouvement pour trouver un emploi.
Je le sais, rationnellement mon cerveau sait ce qu'il devrait faire, il sait comment il devrait s'y prendre.
C'est ce mot "devrait", ce devoir, cette obligation, cette contrainte qui me fait si peur, j'en ai le tournis et la nausée. Je me mets sur mon ordinateur, et je trouve plein d'autres choses à faire, des choses agréables, des choses que j'aime.
Me voilà bien avancée. j'ai compris pourquoi ça bloque, pourquoi ça grince à l'intérieur de moi, il ne me reste plus qu'à trouver le moyen de transformer tout ça en ressources en élan pour trouver le poste, la mission, le travail qui m'ira.
Souhaitez-moi bonne chance!
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