vendredi 30 août 2013

Les nuits courtes

Mes nuits sont courtes ces jours-ci.
Ce nouveau job tout juste débuté y est pour beaucoup. Un nouvel environnement, de nouvelles personnes, de nouveaux defis, de nouveaux apprentissages et puis utiliser ce que j'ai appris pour capitaliser un maximum.
Tout ce stress ne plait pas beaucoup à mon corps je le sens bien... tension dans la nuque douleurs à l'épaule (va falloir que je me trouve un siège de bureau confortable!!)
Et en parallèle il y a les nuits agités de nombreux cauchemar, des pas trop vilain puisque je ne m'en souviens pas trop mais quand même...
Et puis mon cerveau qui tourne sans arrêt! Alors pas à vide c'est certain, mais qui tourne, tourne et tourne...
Des torrents d'idées me viennent, pour la déco de mon appart, une tête de lit que j'ai imagine qui me plait trop! une table basse, un meuble à chaussure pour l'entrée... et puis les process à mettre en place au bureau... Mes nuits sont sacrément occupées!
Depuis deux jours donc je les écourte, levée à 6h, j'ai le temps de faire des trucs, ranger l'appart faire la vaisselle, écrire... finalement se lever tôt me plait aussi.

Dans ces nouveaux ressenties, ou plutôt ces ressenties de nouveau, je retrouve un état que je connais déjà mais dont je ne me souvenais pas voir vécu ici en France.

Encore une fois les émotions les ressenties me ramènent là-bas...
Plusieurs ressentis :
Cette espèce d'excitation permanente face à la nouveauté et toutes les possibilités d'améliorer que je vois qui mobilise mon esprit et le stimule.
La sensation aussi d'être... je peux le dire oui heureuse, c'est plus fin que ça même, c'est une sensation d'appartenir et donc d'avoir trouvé une place, ma place. Ce qui apaise d'une certaine manière mes doutes "zexistantiels"!
Ce qui me rappel l'état de fébrilité dans lequel j'ai pu être parfois, quand une idée m'animait là-bas, quand on me demandait de faire un truc qui me challenge. D'ou le parallelisme avec cette nouvelle expérience...
  
Mais voilà les Ic, et pas des moindre, c'est que le retour de ces sensations, non seulement me ramène à cette période, mais aussi me fait peur puisque là-bas je me suis trompée, au plutôt ce qui me faisait avoir ces sensation était chimérique, illusions et surtout mensongé.
Et là je crois que je viens de franchir un pas, de comprendre un truc qui ne m'était jamais apparu.
Que mon jugement n'était pas en cause, que mes sensations étaient justes, qu'elles étaient miennes et que je n'ai pas à en douter et que donc je peux à nouveau m'y fier sans crainte, tout en y étant plus attentive aussi.
Je viens de comprendre en quoi j'ai été victime et en quoi je ne suis pas coupable ou responsable d'être "tombé dans leur panneau".

J'ai été leur victime... ils ont été mes agresseurs. Je n'ai pas été mon propre agresseur.
C'est ça être victime, subir les effets d'actes de manipulations d'un ou de plusieurs personnes qui recherchent leurs bénéfices au détriment de l'autre.

Je crois que les parallèles s'arreteront là puisqu'il y a une difference essentielle c'est justement le cadre des relations. Si je compare, là-bas j'étais volontaire, le deal du depart était d'être responsable d'une tache contre le gite et le couvert + une partie de participation au frais de bouche. Sauf que dans la realité ce qui était attendu c'était de l'ordre de l'esclavagisme. Plus on travaillait plus on était bien vu par les patrons qui jouaient plus que fortement sur la corde affective. Aujourd'hui j'ai un contrat de travail qui défini le cadre légale de la relation, je sais ce que l'on attend de moi, et pour le coup c'est très factuel, l'affectif n'a pas la même place.

Et bien j'ai bien fait de me lever pour conscientiser tout cela!!
Un pas de géant!


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