Les jours gris se suivent mais ne se ressemblent pas...
Quoique...
Les jours gris se succèdent, inassablement...
Je les regarde passé, parfois il y a une accalmie et des éclaircies.
Je revis
Les jours gris me voient fléchir, et même me rattatiner.
Oserai-je avouer que je suis épuissée?
Oserai-je avoué au monde que la vie me terrorise.
J'ai lutté, et lutté et lutté et encore, avec mes petits points tout aiguissés.
J'ai lutté tête haute, regard loin devant.
Et après j'ai changé de tactique...
J'ai commencé à ne regarder que mes chaussures, et à sentir : Un pied devant l'autre c'est tout.
Comme une musique intérieure, une chanson que me chantait "un pied devant l'autre"
Ca allait, ça marchait... J'étais bien.
Juste à mettre un pied devant l'autre dans le moment présent sans penser à rien, ni futur, ni demain...
Aujourd'hui je suis figée dans le gris, le froid.
Mes pieds ne bougent plus, je ne suis même pas sure qu'ils touchent le sol.
Je ne lutte plus, plus de force....
Je ne marche plus, plus de force non plus....
J'abdique et j'avoue, je suis épuissée, j'ai besoin du repos le plus profond possible, et même celui-là je n'arrive à me l'autoriser... Vieille habitude, celle d'être toujours sur le pont à veiller, à vérifier, à s'assurer.
Qui va guetter ?
Aujourd'hui j'avoue j'ai besoin de repos, de compassion, qu'on prenne de mes nouvelles, j'ai besoin de mes amis que je repousse à grand coup de "je vais bien" parce que je vais toujours bien... Toujours... ?
Parce que je suis pudique et que je ne sais pas dire que je vais mal, parce que je serai bien plus capable de me détruire seule que de demander de l'aide ou reconnaitre que cela ne va pas.
"Je vais bien, je vais toujours bien!" parce que je suis forte, je suis toujours forte...
Vieille habitude oui, il serait temps que je m'en défasse
Là j'avoue oui...
Mes vielles habitudes ne me servent plus.
Je ne peux plus jouer la comédie et ne montrer que la face joyeuse et legère.
Mes vieilles habitudes ne fonctionnent plus.
Là tout de suite j'ai froid, je suis épuisée, je suis déçue (terriblement)
J'aurai envie de me blottir et de pleurer des heures dans des bras rassurants et plutôt masculins...
Mais en même temps je suis reconnaissante, ôh que oui, reconnaissante d'avoir ouvert les yeux, enfin sur une réalité que je m'évertuais à renier.
Ma chance d'avoir une maman formidable, qui m'aime d'un amour si total.
Que je suis chanceuse, et pour cela je l'avoue, je suis heureuse.
Je peux me reposer, et enfin souffler, je suis en sécurité.
Alors j'arrète de lutter, je vais juste souffler.
Elle est sur le pont, elle guette pour moi, je peux souffler, vraiment je peux?
J'aurai tant à dire ... tant ... Mais je suis trop épuisée moi aussi pour mettre tout cela par écrit. ça viendra, en son temps, bientôt j'espère. Ne m'en veux pas de ne pas trop donner de nouvelles, tout me coûte, mais si tu as la force de le faire, sans te forcer, tu peux venir en chercher ;-). Je t'aime fort. bisous.
RépondreSupprimerJe ne t'en veux pas, je m'inquiète. Mais je comprends car j'imagine, je ne peux qu'imaginer. Et j'imagine mieux quand je te lis. C'est bon de te lire. Ici ailleurs, partout (mieux que nul part!) Tu me manques j'ai hate de te voir. Si le coeur t'en dit tu sais que la maison est ouverte et ma maman à hate de te rencontrer, tu penses! Si tu veux, si tu peux, tu le sais hein! Bon j'arrète e sais que tu sais!
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