Il est 5h lorsqu'Annie se réveille. le jour pointe le bout de son nez, le temps est gris, accordé à son humeur, à moins que ce ne soit son humeur qui se soit accordée au temsp... qui sait.
Son premier réflexe ce matin est d'allumer l'ordinateur, chose qu'elle ne fait plus. Sauf ce matin...
Elle se connecte à ce site de relation sociale. Un post d'une amie proche, une amie écrivain, une inspiratrice. Avec avidité elle va lire le post. Subjuguée comme à chaque fois par la langue, par les mots, par le talent... Elle est touchée en plein coeur. D'autant plus qu'à chaque fois que cette amie écrit c'est un peu comme si elle lui parlait, comme si elles étaient autour d'une tasse de thé à parler de la vie, de sa profondeur et ses affres.
Ce post la ramenait à elle même, sa soif de vivre, sa tendance de mort.
Ne plus écrire. Elle n'écrivait plus, plus vraiment, ou plus comme elle aimait, ou plus comme elle voudrait... Elle avait plusieurs projets d'écritures en cours, plein de "Brouillon" en stock, plein de textes qui dansaient dans sa tête, certains même qu'elle avait couché dans son carnet fétiche.
Elle ne publiait plus, elle avait de plus en plus peur de publier. Le regard des autres, les critiques... Lui faisaient peur, terriblement. Plus que jamais.
Et puis son écriture avait changé aussi, plus noire encore qu'avant, plus cruelle, plus dure, plus tranchante. Les thèmes qui la hantait était d'une noirceur de jaie. Elle avait souvent peur elle même de se mettre à écrire tellement l'exercice la faisait entrer dans des états émotionnelles profonds, violents.
L'écriture la plongeait dans la mort et les larmes qu'elle versait durant le processus d'écriture la ramenait à la vie. Une fois le texte fini et l'état émotionnel passé elle renaissait, elle grandissait.
Elle avait beau savoir tout cela... Lacher prise et se mettre face à l'écran pour publier était... trop difficile. Elle pensait à ce texte, un texte en particulier. L'idée avait surgit de nul par un soir dans le metro, depuis l'histoire avait grandi, mais était-elle prête à l'accoucher publiquement. C'est une chose d'écrire dans l'intimité, s'en est une autre de donner à voir ses mots.
Le post de son amie, son courage dans son écriture et la justesse des mots qu'elle avait publié publiquement, lui avait donner envie de reprendre place dans le salon qu'elle avait crée pour raconter des histoires, tout types d'histoires... même les histoires d'horreurs se dit-elle en souriant.
Miroir réfléchissant en effet ;-). des bises l'amie même de loin ;-)
RépondreSupprimerMiroir miroir dit ... Nous sommes tous identiques et tous uniques! Je me souviens de ce que tu m'as dit une fois Luce : " je me demande combien j'en ai loupé" des personnes comme moi, des planqués. AUjourd'hui je comprends mieux! AUjourd'hui que j'enseigne! Putain de merde oui c'est vrai là aussi je sens en train d'enseigner et en groupe en plus! Ma plus grande peur... Miroir moiroir, toujours on y arrive non?! Tu vois miroir on s'est toujours dit que ça devait en valoir la peine, il y a des jours oui ou ça en vaut la peine 10 000 fois! Et les autres jours, les jours sombres se souvenir qu'il y a toujours un soleil qui brille sous la pire couche de nuage! Personnellement c'est moi Leitmotiv! "Il y a toujours de la lumière" TOUJOURS" même la nuit la plus noire.
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