mercredi 13 octobre 2010

Envie de partir pour d'autres aventures!

Parfois Paris me semble toute petite, trop étroite pour mes rêves et mes envies.
Parfois j'aimerai me mettre à courir, à voler et partir très très très loin!

C'est surement pour cela que depuis quelques semaines et de plus en plus ces derniers jours j'ai envie de de... Prendre le large, la poudre d'escampette, mettre les voiles, bref en un seul mot clair et distinct : PARTIR!!!!

Mais ce désir n'est pas sans m'interroger :
Premièrement : en aurai-je le courage?
Deuxièmement : est-ce une fuite, est-ce un désir lié à une envie de tout plaquer, (tout plaquer un peu plus, un peu mieux, un peu plus loin...?) Je n'en sais rien, c'est pourquoi j'ai envie de laisser le désir de partir s'installer, grandir ou disparaître, c'est à lui de voir! "Monsieur le désir je vous laisse la place d'évoluer!"

Pourtant j'ai cette conviction qu'il ne me quittera pas de si tôt! Ou peut-être que je l'ai tant réprimé jusqu'à aujourd'hui qu'il en profite pour prendre un peu plus de force! C'est fort possible, sinon pourquoi serai-je tant admirative face à chaque voyageur ayant osé ce dont je rêvais/rêve! (rêverai tant que je ne l'aurai pas fait...)

A chaque fois c'est la même émotion: cette envie! Alors j'aime qu'on me raconte les voyages, les annecdotes, les difficultés, les meilleures moments... A chaque fois j'ai l'impression d'y être : la rencontre avec le Dalai-lama, la galère de perte de carte bleu le jour où le seul et unique bateau rejoint la côte...

A chaque fois j'ai les yeux qui brillent d'envie, je sens la flamme du désir s'allumer...
Je vie le rêve par procuration!
La dernière fois, c'était une jeune personne de 22 ans qui m'expliquait son choix de vie : travailler pour mieux voyager! Woau, j'aurai pu en baver d'envie! Au cours de son récit elle m'expliquait que finalement c'était facile! Ce mot FACILE...
Facile? Pas pour tout le monde, je peux trouver 25 raisons pour prouver que c'est dur, très dur même!
Et pourtant j'aimerai que cela soit facile pour moi, la notion de facilité étant totalement subjective, comme tant d'autres notions d'ailleurs.

Alors j'essaie de prendre le temps pour penser ce projet, j'ai même une destination, un plan d'action, les moyens financiers, le temps (bientôt je pense) : So what me diriez-vous?

... Bah j'ai la trouille! Et surtout j'ai peur de ne pas pouvoir emmener ma carapace avec moi durant ce voyage, donc cela veut dire que je dois m'en libérer, ou m'en forger une plus légère, plus souple, plus agréable, moins froide et bourru, moins lisse et insipide, moins distante et inaccessible!
Je reconnais que j'ai la trouille! Bon en même temps je ne fais pas les choses à moitié, puisque je me suis dit quitte à partir autant que cela soit pour 6 mois minimum, à l'autre bout de la terre (si tant est qu'il y est un bout! ah oui là aussi on en revient à la relativité! Bout de la terre par rapport à Paris!!!)
Je vise l'Australie, et puis si j'avais envie après je pourrais aller de pays en pays en rejoignant l'Europe!
J'ADORE cette idée! Je trouve cela super, si c'était le projet d'une amie je serai admirative, je lui dirai combien je trouve cela génial...
Mais c'est mon envie, mon projet et je me dis :" ouais super mais de là à le mettre en œuvre..."
De là à sauter le pas : encore un saut de l'ange (j'avais bien dit qu'il y aurait des scènes et des actes différents à mon saut de l'ange!)

Pourtant c'est bien de cette quête de liberté qu'il s'agit depuis le début de ce blog, depuis ces derniers mois : briser les chaînes, braver les peurs les affronter de face une à une, sans honte, en frémissant mais souvent en réussissant.

Alors oui je prendrai le temps qu'il faudra mais je réussirai à partir puisque j'en ai envie.
La difficulté en l'inscrivant "dans le marbre" de cet espace virtuel mais bien réel , c'est que j'ai la sensation de prendre un espèce d'engagement...
Alors que finalement le seul engagement dont il est question c'est de moi à moi-même : m'accomplir dans mes désirs! C'est facile (mmh petit raclement de gorge!) en tout cas je suis la seule à pouvoir me le permettre!

Ouais partir pour d'autres aventures... Partir pour poursuivre la mu! Partir au nom de mon désir de liberté!

3 commentaires:

  1. J'ai toujours aimé partir et j'ai toujours eu peur de partir loin, longtemps et seule. J'ai choisi d'autres voyages, à travers des personnages, mais cela je l'ai compris plus tard... Comme toi je suis admirative et envieuse de ces aventurier(e)s qui partent sac à dos à l'autre bout du monde. C'est quand même l'expérience du lâché-prise par excellence.

    "est-ce une fuite ?": fuir n'est pas toujours une mauvaise chose, parfois c'est même une question de survie. Lire "Eloge de la fuite" de Henri Laborit

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  2. ...PARTIR...moi, je suis parti, et ce que j'en ai retenu, c'est que j'ai voulu vite revenir. on aspire à l'inconnu, et quand ce sentiment est assouvi, eh bien on se dit : "ah, c'etait ça ! Bof". partir c'est fuir quelque chose. Avec l'age, je me dit qu'il faut enlever les voils que l'on a devant les yeux, et se poser les bonnes questions....Moi je dit ça, mais cela n'engage que moi.

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  3. Ray je crois que vous avez raison en ce qui concerne la fuite. Partir c'est aussi fuir, mais dans mon cas je ne crois plus qu'il s'agit de fuite mais d'envie de découverte, découverte rendu difficile pour différentes raisons : les habitudes, les bulles hermétiques dans lesquels chacun vie. Alors j'ai envie d'ailleurs, de découverte. Peut-être ailleurs me sentirai-je plus libre...
    Je ne sais pas!
    Envie à suivre!

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